[Télétravail] Portrait de Rachel Pirot, médiatrice chargée de l’inclusion des apprentis

achel Pirot, médiatrice chargée de l’inclusion des apprentis à l'Ecole des Métiers

Depuis une semaine, tu as recours au télétravail, peux-tu nous expliquer, en quelques mots, comment se déroule une journée type ?

Une journée type pour moi se déroule entre la casquette de médiatrice ON LINE et celle de maman, de maîtresse d'école et de cuisinière (de 7h30 à 21h00 généralement).
Petit déjeuner avec les enfants et proposition d’une activité individuelle pour avoir le calme.
Ouverture des mails et listing des missions quotidiennes par priorité.
Connexion au chat de mon service. Je commence mes missions du jour. Mon ordinateur, mes mails et mon téléphone professionnel, transféré sur ma ligne personnelle, tout ceci reste une priorité ; je reste joignable facilement.

Leçons niveau CE1 (ce n'est pas ce qu’on croit…) et leçons et jeux pour Moyenne Section de maternelle et bien évidemment avec patience, calme et bonne humeur.
Dans la journée, en fonction des disponibilités de chacun et de l’humeur d’internet (y aura-t-il un bon débit aujourd’hui ?) : contact et suivi avec les jeunes et/ou les parents tout au long de la journée. Leurs plus grosses inquiétudes actuellement tournent autour de l’examen et le fait de ne pas pouvoir retrouver d’entreprise pour le moment.

J’essaie de les rassurer et de les accompagner au mieux avec les moyens dont nous disposons. La situation sanitaire étant exceptionnelle, nos dispositifs s’adapteront au cas par cas avec pour objectif la réussite de leur formation. Nous sommes là, nous communiquons et les jeunes communiquent entre eux, on reste positif et on va traverser cette épreuve avec brio.

Es-tu régulièrement en contact avec ton responsable hiérarchique ? Sous quelle(s) forme(s) ?

Oui sans problème, à chaque fois que cela est nécessaire, je peux le joindre via le chat, par téléphone et par mail. Nous avons aussi des visioconférences d’équipe pour entretenir les liens.

Gardes-tu régulièrement des contacts avec tes collègues de l’EDM ?

Tous les jours. Notre quotidien n’a pas changé à ce niveau-là (sauf pour la pause-café ☕), nous avons besoin les uns des autres pour accompagner au mieux nos apprentis.

Quels sont, selon toi, les avantages et les inconvénients dans cette nouvelle façon de travailler ?

Si on voit les choses du bon côté : on apprend sur le terrain à utiliser de nouveaux outils numériques à vitesse grand V. Nous sommes actifs et réactifs plus vite et rarement déranger car nous traitons nos dossiers un par un.

Le mauvais côté, c’est le manque de contact humain physique indéniablement. Nous faisons un métier de transmission de savoir. Et quoi de mieux que de se trouver l’un en face de l’autre pour le faire, sans écran intermédiaire. Alors on patiente et on a hâte de se retrouver.

Comment vis-tu cette expérience ?

C’est difficile car cette situation nous ne l’avons pas choisie et nous ne savons pas combien de temps elle va durer.

Dans mes missions, je suis à l’écoute des jeunes et de leur famille. J’aime les voir assis en face de moi pour identifier réellement leur ressenti et leur apporter l’aide qui leur convient le mieux. Alors pour un retour à la normale plus rapide, je reste chez moi, je reste connectée et avec toutes mes casquettes du moment, je reste disponible.