[Droit de réponse] À l'attention des professionnel·le·s de la filière coiffure

Lettre de M Alain Tomczak, directeur de l'Ecole des Métiers, réponse à un article du Bien Public 

Mesdames, Messieurs, les maîtres d’apprentissage en coiffure,

Certains se sont permis de saisir la presse, le Bien Public pour ne pas le nommer, au motif qu’ils souhaitaient exprimer leur colère sous la houlette de Mme Schneider. Cet article est paru ce matin.

Ce groupe constitué d’une quinzaine de signatures n’hésite pas à nous accuser publiquement et gratuitement sans fournir le moindre fondement à leurs accusations. Ces pratiques d’un autre temps où la délation conduisait des innocents au peloton d’exécution me blesse profondément.

J’en suis tout autant indigné, d’autant que ces quelques personnes portent des jugements sur la qualité pédagogique des enseignantes de cet établissement sans aucune compétence pour le faire. Une personne a co-signé ce courrier alors qu’elle n’a même pas d’apprentis dans notre établissement à ce jour ! Comment peut-elle porter un jugement ? Toutes les autres ont des alternants en Brevet professionnel avec lesquels nous avons eu 100% de réussite aux derniers examens. Ce qui prouve, si tant est que cela soit nécessaire, que tous les jeunes ont su surmonter leurs éventuelles difficultés…

Mme Schneider prétend que la situation s’est dégradée depuis le premier confinement sans donner le moindre détail sur ce qui motive son propos… Je rappellerai que nous avons mis en place un plan de continuité pédagogique sans précédent : 

  • 72% des apprentis ont été connectés durant cette période,
  • 5 682 classes virtuelles par mois ont été réalisées,
  • 166 chats pédagogiques ont permis des échanges quotidiens
  • et enfin 18 700 mails ont été échangés chaque mois. 

Mme Schneider évoque une défaillance des équipes pédagogiques pour préparer les examens. Quelle honte de tenir de tels propos ! J’ai une vidéo que je tiens à la disposition de chacun qui illustre les conditions qui existaient lorsque que nous devions appliquer les règles édictées par Mme Schneider. Vous y verrez des jeunes en sur nombre dans un salon où les règles de sécurité ne peuvent pas être appliquées.

Dans un autre registre, quant à notre capacité à collaborer avec le Rectorat, et la Direction des examens et concours (DEC) en particulier, je vous joins ci-dessous l’email que j’ai reçu de M Damiens le 16 mars 2021 (à propos de la nouvelle vidéo de communication de l'EDM) :


Bonjour Monsieur TOMCZAK,

Vidéo qui touche le cœur, et qui conforte mon engagement quotidien, depuis tant d'années, pour la mise en place de nombreux examens de la voie professionnelle, à destination de vos apprentis, depuis la Division des Examens du Rectorat de Dijon.

La coopération avec vos équipes, dont l'engagement parfait n'est plus à démontrer, est une source de satisfaction, dans un monde bien tourmenté. Merci à vous, merci Christine, merci Xavier, merci à tous.

Bien à vous,
--
STÉPHANE DAMIENS
Gestionnaire examen voie professionnelle - DEC2

 

Mme Schneider ne comprend pas que l’on puisse permuter des matières lorsqu’un enseignant est absent avec un rattrapage ultérieur. Sauf erreur de ma part, je me souviens que Mme Schneider à l’époque de feue son école, organisait ses cours toute une année avec uniquement de l’enseignement général et la seconde année uniquement avec des cours de pratique...

 

J’ai toujours souhaité que nos apprentis ne souffrent d’aucune absence d’un enseignant et la règle qui prévaut au sein de mon établissement est d’assurer, dans la mesure du possible, 35 heures de cours par semaine. Cette gestion est un gage de sérieux qui n’a pas vocation à pénaliser les employeurs, mais bien au contraire de maintenir les apprentis et leurs employeurs dans une relation visant la réussite du jeune et la satisfaction du maitre d’apprentissage. Plus vous laissez les jeunes sans cours et dépendants des aléas liés aux transports, moins vous les garder dans une disposition propice au travail.

Pour justifier sa démission de notre conseil d’administration, Mme Schneider n’est pas à un mensonge près car elle prétend que sa démission est la résultante d’une absence de réponse de notre part. Or, elle nous a adressé le même jour son courrier daté du 12 avril et sa démission datée également du 12 avril... Le tout reçu dans nos murs le 15 avril... Nous comprenons aisément que ceci n’est qu’un prétexte fallacieux pour justifier une démission sans raison objective. 

Afin d’être tout à fait transparent avec vous, je me réserve le droit de porter plainte pour diffamation face à la gravité des propos. 

En résumé, je souhaitais ne pas laisser passer de telles ignominies car nous menons un travail de qualité dans l’intérêt de tous et nous n’avons jamais refusé le dialogue. Pour ma part, ce type d’accusations s’avère indigne et nuit gravement à la formation. C’est dommage au regard de tous les efforts que nous avons consentis jusqu’à aujourd’hui. 

La réforme de l’apprentissage a profondément modifié le modèle économique et malgré cela nous assurons la formation de nos jeunes sans le moindre reste à charge. Nous fournissons plus de 700 euros d’équipement individuel à chacun de vos apprentis sans que cela ne leur coûte le moindre euro. Ils bénéficient de la méthode PI de Raphaël PERRIER qui est sans conteste un lien dématérialisé permanent et efficace entre nos apprentis et les professionnel·le·s pour les aider dans l’acquisition de compétences solides.  

Malgré tout, et comme toujours, nous restons à votre disposition et nous continuerons à former nos jeunes dans la plus grande complémentarité et le respect de tous.

Bien à vous.